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Quand la peur rend malade

Voici un documentaire d'actualité sur les peur avec de très chouettes intervenants!

Stratégie de survie à part entière de l’espèce humaine, la peur guide notre quotidien et nous protège. Dissection d’une émotion nécessaire et des troubles qui lui sont associés.

Comment l\'enfant apprend à lire ? Et Comment l\'aider dans son apprentissage ?

"Au démarrage de la première primaire, l’enfant va vivre une expérience importante, bien souvent attendue avec impatience : il va enfin apprendre à lire ! Autant de motivation est assurément un levier, car l’apprentissage de la lecture constitue une réelle transformation de pensée pour l’enfant. Il va en effet devoir apprivoiser une nouvelle logique, jongler avec des concepts abstraits que sont les lettres et les sons. Que sait-on actuellement de cet extraordinaire apprentissage ? Dans cet exposé, nous verrons ce que la psychologie cognitive et la recherche scientifique apportent comme éclairage en vue de mieux comprendre l’apprentissage de la lecture. Comment l’enfant acquiert-il la lecture ? Quelles sont les étapes principales de l’apprentissage ? Quels sont les processus cognitifs lui permettant de lire ? Quelles activités lui proposer pour l’aider dans son apprentissage ? Pourquoi l’enfant doit-il avoir de bonnes compétences en langage oral avant d’apprendre à lire ? Quelles activités lui proposer en maternelle pour favoriser l’apprentissage de la lecture ? Plusieurs études d’interventions menées dans des classes ont ainsi permis de démontrer que certaines approches pédagogiques sont plus efficaces que d’autres"

Le ventre, notre deuxième cerveau

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Que savons-nous de notre ventre, cet organe bourré de neurones, que les chercheurs commencent à peine à explorer ? Selon cette captivante enquête scientifique, il semblerait que notre cerveau ne soit pas le seul maître à bord.

Il y a quelques années, les scientifiques ont découvert en nous l’existence d’un deuxième cerveau. Notre ventre contient en effet deux cents millions de neurones qui veillent à notre digestion et échangent des informations avec notre "tête". Les chercheurs commencent à peine à décrypter cette conversation secrète. Ils se sont aperçus par exemple que notre cerveau entérique, celui du ventre, produisait 95 % de la sérotonine, un neurotransmetteur qui participe à la gestion de nos émotions. On savait que ce que l'on ressentait pouvait agir sur notre système digestif. On découvre que l'inverse est vrai aussi : notre deuxième cerveau joue avec nos émotions.

Espoirs thérapeutiques

Certaines découvertes ouvrent aujourd’hui d’immenses espoirs thérapeutiques. Des maladies neurodégénératives, comme Parkinson, pourraient trouver leur origine dans notre ventre. Elles commenceraient par s’attaquer aux neurones de notre intestin, hypothèse qui, si elle est vérifiée, débouchera peut-être sur un dépistage plus précoce. Plus étonnant encore, notre abdomen abrite une colonie spectaculaire de cent mille milliards de bactéries dont l’activité influence notre personnalité et nos choix, nous rend timides ou, au contraire, téméraires. Des États-Unis à la Chine en passant par la France, ce documentaire, nourri d'interviews et d'infographies éclairantes, passe en revue les recherches les plus récentes menées sur notre deuxième et intrigant cerveau."

Burn-out Parental

Voici la vidéo de la conférence proposée sur le burn-out parental dans les actualités du site et qui est maintenant passée. 

Un livre philosophique (et psychologique) sur le bonheur

"Qu’entendons-nous par « bonheur » ? Dépend-il de nos gènes, de la chance, de notre sensibilité ? Est-ce un état durable ou une suite de plaisirs fugaces ? N’est-il que subjectif ? Faut-il le rechercher ? Peut-on le cultiver ? Souffrance et bonheur peuvent-ils coexister ?

Pour tenter de répondre à ces questions, Frédéric Lenoir propose un voyage philosophique, joyeux et plein de saveurs. Une promenade stimulante en compagnie des grands sages d’Orient et d’Occident.
Où l’on traversera le jardin des plaisirs avec Épicure. Où l’on entendra résonner le rire de Montaigne et de Tchouang-tseu. Où l’on croisera le sourire paisible du Bouddha et d’Épictète. Où l’on goûtera à la joie de Spinoza et d’Etty Hillesum. Un cheminement vivant, ponctué d’exemples concrets et des dernières découvertes des neurosciences, pour nous aider à vivre mieux."

"En une trentaine d’années, le jeu vidéo a conquis un public de plus en plus large. En s'appuyant sur les récents travaux d'économistes, de sociologues, d'experts, et en interrogeant des acteurs majeurs de ce milieu, cette enquête rythmée et fouillée décrypte la domination écrasante de ce nouveau média de masse.

Longtemps perçu comme un loisir d'adolescents boutonneux, le jeu vidéo s'est généralisé. En surfant sur les innovations technologiques, en s’appuyant sur des pulsions universelles pour séduire un public de plus en plus large, cette industrie, dont les revenus mondiaux annuels atteignent 100 milliards de dollars, a réussi à proposer des produits culturels adaptés à une économie globalisée. Les jeux vidéo "classiques", sur console, n'ont désormais rien à envier aux superproductions hollywoodiennes. Parallèlement, la diffusion des smartphones s'est accompagnée d'une prolifération de jeux au succès monstre, comme en témoignent le phénomène récent Pokémon go, et avant lui, les succès de Candy Crush et Angry Birds.

"Homo ludicus"

Des experts américains ont calculé qu’arrivé à l’âge de 21 ans un jeune aura passé dix mille heures à jouer sur un écran, autant qu'au collège et au lycée ! La révolution numérique a accouché de "l’homo ludicus", d'une "génération G" (comme gamers) dont le monde virtuel colonise l'espace réel. Mais, contrairement aux idées reçues, les jeunes geeks ne constituent pas la majorité des gamers. Ce passe-temps attire aussi les mères de famille âgées d’une quarantaine d’années. Bientôt, ce sera le tour des seniors.

L’influence de ce média de masse est aussi fascinante qu’effrayante. L’industrie du jeu vidéo est-elle prête à assumer ses nouvelles responsabilités ? Pour l'instant, pas vraiment. Quid des questions de la violence, du sexe, de la propagande, du contrôle des données ? En s’appuyant sur les récents travaux d’économistes, de sociologues, d’experts, et en interrogeant des acteurs majeurs de ce milieu, l'enquête rythmée et fouillée de Jérôme Fritel (Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde, Daech, naissance d'un État terroriste) offre des éléments de réponse et permet de saisir l'ampleur de ce phénomène dont l'âge d'or est encore à venir."

"À quoi ressemble l'amour à l'ère du numérique ? Tu m'as liké, je t'ai ajouté à ma liste d'amis, on a skypé... Les deux acteurs allemands Tijan Marei et Paul Lux se retrouvent, portables en main, pour une thérapie de couple très connectée."

NOTRE INTELLIGENCE DÉVOILÉE

Après des millénaires d'évolution, les experts l'affirment : l'intelligence humaine serait sur le déclin. Nous serions plus lents que nos ancêtres et nos résultats aux tests de QI, après des décennies de hausse, plafonnent, voire baissent. Ce documentaire, seconde partie d'une exploration du cerveau, compulse les théories de psychologues, de biologistes ou de neurologues.

"Quand bien même deviendrions-nous plus bêtes que l'homme de Cro-Magnon, la science fourmille d'idées pour stimuler notre matière grise. Une greffe de cellules cérébrales humaines sur des souris a ainsi décuplé leurs capacités... Le film dévoile aussi progressivement le fonctionnement de notre intelligence, le rôle des neurones, de la myéline, des astrocytes, un environnement bien plus sophistiqué et complexe que ce que mesure le QI. Comme l'explique dans le documentaire le philosophe Josef Schovanec, la créativité, en particulier, transcende notre intelligence rationnelle, et ouvre de larges horizons. Enquête dans les circonvolutions de notre cerveau."

Vers un monde altruiste?

Les comportements altruistes relèveraient non de l'acquis, mais de l'inné. Sur la base de recherches scientifiques novatrices, Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade (également réalisateurs du documentaire « Mâles en péril ») révèlent le visage humain de l'évolution. Entretien.

C'est par la science, comme toujours dans votre travail, que vous approchez la question de l'altruisme…
Sylvie Gilman : Quand notre producteur, Jean-Pierre Devorsine, nous a proposé de rencontrer le moine bouddhiste Matthieu Ricard qui travaillait à son livre sur le sujet*, notre réaction était plutôt mitigée : comment oser parler d'altruisme quand on voit l'état du monde ? En tant que réalisateurs, n'y avait-il pas des questions plus graves à traiter ? N'allait-on pas susciter des sourires moqueurs ? Quand nous avons réalisé que Matthieu Ricard n'abordait pas l'altruisme d'un point de vue moral ou religieux, mais sous l'angle du scientifique qu'il a été, nous avons compris que sa démarche faisait tout à fait écho à la nôtre : s'interroger sur des questions de société à partir de la science. Et notre enquête montre que l'altruisme constitue depuis une vingtaine d'années un champ de recherches scientifiques aussi vaste que novateur.
Thierry de Lestrade : À Yale, à Harvard, à l'Institut Max-Planck, des scientifiques de réputation mondiale aboutissent à la même conclusion : la sélection naturelle vantée par les héritiers de Darwin n'est pas le seul mécanisme à l'œuvre dans l'évolution. La coopération, l'entraide sont également inscrites dans notre héritage, parce qu'elles ont permis à l'humanité de survivre : en tant qu'espèce, nous sommes prédisposés à l'altruisme. C'est ce faisceau convergent de découvertes que nous explorons dans la première partie du film. Ensuite, nous nous interrogeons avec des neuroscientifiques, comme Richard Davidson, qui travaille étroitement avec Matthieu Ricard, sur la manière de faire fructifier cet héritage dont nous avons tant besoin aujourd'hui.

Peut-on parler de théories révolutionnaires ?
T. de L. : En tout cas, elles s'inscrivent à contre-courant de la pensée dominante, qui veut que la biologie soit une guerre dans laquelle seuls les plus féroces survivent, et qui assimile la vie des nations et des entreprises à une compétition acharnée.
S. G. : Cette vision selon laquelle l'égoïsme universel serait le moteur de l'histoire humaine est relayée de façon omniprésente par les médias, ce qui nourrit une forme de fatalisme collectif. Lors de catastrophes comme l'ouragan Katrina, par exemple, les télévisions du monde entier ont diffusé en boucle des scènes de pillage. Or les scientifiques du Centre de recherche sur les catastrophes du Delaware ont montré que ces comportements étaient ultraminoritaires, et qu'au contraire, sur place, ce sont l'entraide et la solidarité qui avaient prévalu.

Un adage journalistique prétend que les bons sentiments ne font pas de bons "sujets"… 
T. de L. : Du point de vue dramaturgique, c'est vrai, il est plus facile de dénoncer, comme nous l'avons fait dans Mâles en péril, que de raconter quelque chose de positif. D'un autre côté, prendre le contrepied des idées reçues en partageant ce qui vous enthousiasme, c'est quand même très satisfaisant comme point de départ.
S. G. : Nous avons nous-mêmes fait tout un cheminement pour adhérer à ces conclusions sur l'altruisme, tant l'optimisme est devenu intellectuellement suspect ! Nous espérons avoir réussi à montrer combien elles sont convaincantes et, aussi, riches de promesses.

L'avènement d'un "monde altruiste" vous paraît-il possible, ou est-ce un horizon théorique ?
S. G. : Encore faut-il cultiver cet héritage d’altruisme pour espérer changer le monde. Les neurosciences nous montrent que nous avons le pouvoir de nous transformer. Des chercheurs ont découvert qu'une pratique de la méditation, même très limitée dans le temps, suffit à modifier son propre cerveau dans le sens d'une plus grande bienveillance à l'égard d'autrui. Leur hypothèse, c'est aussi que ces transformations individuelles auront un impact direct sur leur environnement, et qu'elles créeront une chaîne d'altruisme. L'histoire peut paraître trop belle. Mais avoir pu filmer à Davos une séance de méditation collective guidée par ces neuroscientifiques donne quelques raisons de ne pas désespérer.
T. de L. : Il y a d'autres implications concrètes à ces découvertes, notamment en matière d'éducation. Avec ce film, nous voulons dépasser le sentiment d'impuissance qu'on peut éprouver devant la brutalité du monde et proposer de nouvelles raisons d'agir. Mais il montre aussi que les obstacles sont réels, notamment le fait que ces prédispositions à l'entraide, chez le tout petit enfant, se limitent à ceux qu'il perçoit comme ses semblables. Il faut donc lutter contre cette tendance grégaire qui peut annihiler, chez l'adulte, tout sentiment d'empathie envers ceux qu'il pense ne pas appartenir à son "groupe".

Ce film vous a-t-il transformés, vous ?
T. de L. : Oui, comme les précédents, d'ailleurs ! Sylvie médite désormais tous les jours et moi… j'essaie d'y parvenir.

* Plaidoyer pour l'altruisme, Éditions Nil 2013. Via le site arte.tv

Se divertir en apprenant sur le sommeil

Le sixième sommeil... Voici un roman pour apprendre les dernières connaissances dans le domaine du sommeil. Comme à son habitude, Bernard Werber réalise un roman bien documenté, original et qui cherche a ouvrir des portes pour nous aider à nous dépasser. 

"Imaginez que vous puissiez revenir 20 ans en arrière et retrouver, en rêve, la personne plus jeune que vous avez été…
Imaginez que vous ayez, toujours par l'intermédiaire des songes, la possibilité de lui parler. Que lui diriez-vous ?"

Neurosciences - En finir avec la peur

"Qu'il s'agisse d'un traumatisme de guerre comme chez le sergent-chef Robert Müller, des séquelles psychiques d'une attaque à main armée comme celle qu'a vécue Joel Coutou ou d'un deuil insurmontable comme pour Sonja Merkhofer, les souvenirs douloureux sont souvent si handicapants que ceux qui en sont encombrés donneraient tout pour s'en débarrasser."

Un documentaire Arte de Sonja Hachenberger

Est-il possible de vaincre la douleur ? Comment améliorer nos capacités de concentration ?

Deux très intéressants documentaires Xénius:

 

- Est-il possible de vaincre la douleur ? Et si oui, par quels moyens ?

http://www.arte.tv/guide/fr/emissions/XEN/xenius/?vid=055917-004_PLUS7-F

- Comment améliorer nos capacités de concentration ?

http://www.arte.tv/guide/fr/048358-021-A/xenius

\"Quand notre cerveau se fâche\"

"« Ça me donne envie de grogner. » «On dirait qu'il fait exprès pour me provoquer.» « Dans ces moments-là, il ne veut rien entendre. » « Tout l'exaspère. » Malgré leurs excès, l'irritation et la colère sont des instincts de défense essentiels. La colère sert à répondre à des provocations ou à des agressions, ou encore à signaler nos sensibilités ou nos limites de tolérance. Parfois, elle permet même d'assurer notre survie.

Les circuits d'agressivité défensive du cerveau coordonnent les nombreuses composantes des réactions d'irritation et de colère. Notre visage signale notre mécontentement (sourcils qui froncent, regard qui devient menaçant). Notre corps s'active et se raidit (mâchoire et épaules crispées). Même notre ton de voix et nos réactions signalent qu'une limite de tolérance est en voie d'être franchie et qu'on s'apprête à réagir (ex.: protester, grogner, crier, frapper).

L'irritation et la colère apparaissent tôt dans l'enfance en réponse à certains déclencheurs comme les frustrations (ex.: se faire enlever un jouet, se faire refuser une friandise convoitée) ou les agressions (ex.: se faire pousser). Par apprentissage, ces réactions préprogrammées peuvent se généraliser à une foule de «stresseurs» qui ne sont pas des provocations (ex.: se cogner le pied, un ordinateur qui bloque). Selon nos expériences et nos fragilités, une foule de stimulations peuvent être perçues comme des provocations et déclencher une irritation.

Les atteintes à notre orgueil (ex.: se faire dire qu'on a tort) sont des irritants très efficaces. Le seuil de ces déclencheurs peut varier. Quand notre assurance (confiance en soi) baisse (anxiété, dépression ...), les provocations sociales les plus banales peuvent déclencher de l'irritation (ex.: les blagues provocantes deviennent des insultes). Les hommes sont plus sujets à ce genre d'irritation à cause de leur système de fierté souvent plus sensible.

Les attentes déçues (ex.: un coéquipier qui ne fait pas sa part) ou les désirs frustrés (ex.: la circulation qui ralentit) sont aussi de grandes sources d'irritation. L'impatience est souvent une irritation à propos du déroulement des évènements. Pour les personnes impulsives ou stressées, les délais ou les ralentissements peuvent devenir intolérables. Leurs attentes ou leur sentiment d'urgence sont fréquemment contredits par la lenteur des évènements ou des gens qui les entourent et les ralentissements imposés peuvent facilement être perçus comme une provocation.

L'irritation a besoin d'une cible, une situation ou une personne responsable et à laquelle il faut réagir. Le véritable déclencheur de l'irritation est souvent inconscient ou mineur (fatigue chez l'enfant, déceptions, revers ou obstacles chez l'adulte), mais une fois activée, l'irritation cherche souvent des boucs émissaires (ex.: le prochain qui me contredit, le petit frère, le parent, la conjointe). Parfois, on s'accroche à un sujet de plainte ou de discorde ou on vise un peu au hasard parce qu'identifier une source d'irritation et y réagir réduit notre stress et procure une satisfaction de défoulement. À long terme, la recherche d'irritants peut nous rendre plus exigeants et plus aigris, comme si la vie avait une dette envers nous.

Comme la peur, la colère est alimentée par une boucle qui la maintient ou l'amplifie pendant un certain temps. Les premières réactions procurent une satisfaction, mais elles stimulent aussi les souvenirs de nos irritants passés et l'imagination qui nous suggère de nouvelles raisons d'être irrité. Pour certaines personnes, victimes d'une commotion cérébrale ou souffrant d'un trouble psychologique, la boucle d'irritation peut manquer de freins. Les périodes d'irritabilité (la mauvaise humeur) peuvent être longues et fréquentes. Elles peuvent ruminer pendant plusieurs jours sur un affront ou une frustration. Elles peuvent avoir des envies irrésistibles de se plaindre de tout, de se révolter (tout va mal et les coupables sont nombreux) ou de dire des choses blessantes.

Même si elle provoque plus souvent la défense et le rejet que l'empathie, l'irritabilité est souvent un appel à l'aide, un signe de détresse ou de dépression. C'est une réponse maladroite à des «stresseurs» (ex.: conflits au bureau ventilés à la maison, inquiétudes d'enfants exprimées par une mauvaise humeur). La détresse entraine une fragilité qui peut faire que de nombreux «stresseurs» sont perçus comme des provocations. Les enfants qui ont des comportements oppositionnels (argumenter, défier...) sont souvent irritables, susceptibles aux provocations ou aux atteintes à leur liberté. Les enfants fréquemment irritables sont plus susceptibles de développer des troubles comme l'anxiété et la dépression en vieillissant.

L'irritation réduit l'empathie, elle nous rend hypersensible à la provocation et intolérant au stress. C'est ce qui fait que lors d'une dispute, l'irritation conduit souvent à une spirale d'agressivité (on renchérit pour ne pas céder de terrain). En plus, se sentir attaqué focalise notre attention de façon exagérée sur la réponse à donner pour contrer l'attaque au détriment de notre ouverture d'esprit. Notre conviction d'avoir raison augmente et nous avons tendance à devenir obnubilés par le conflit, ce qui retarde le moment où on remarque qu'il pourrait être dans notre intérêt de redescendre de notre état et de tenter de désamorcer le conflit.

La colère est souvent une réponse à un affront, c'est donc une émotion sociale et morale. Elle est souvent suivie de sentiments comme la honte, les remords ou la culpabilité qui sont les bases de nos codes moraux et de nos notions de justice. La colère est mal vue socialement ce qui favorise son inhibition et son expression plus discrète (pointes verbales, vengeance anonyme...).

L'irritation a des rôles sociaux importants. Elle vise souvent à changer notre environnement pour qu'il devienne moins menaçant ou qu'il se rapproche de nos attentes. Les remontrances et les reproches visent à signaler notre insatisfaction. L'indignation déclenchée par une perception d'injustice ou un choc de valeurs est une irritation en lien avec des attentes morales. La rancune et le ressentiment sont des irritations persistantes qui peuvent être associées au manque de pouvoir de changer notre environnement.

Nos instincts de défense sont contrôlés par des circuits de modulation. Ces circuits se développent avec l'âge et avec nos expériences de socialisation (parents, éducateurs, interactions sociales). Les circuits de modulation sont cependant faciles à perturber. Plusieurs personnes se réveillent irritables (état confusionnel) surtout après une sieste à cause d'un éveil incomplet des circuits qui modulent les réactions de défense. L'inhibition de la colère peut aussi être réduite par l'alcool, ou par le contexte (ex.: environnements hostiles, foule en colère dans une émeute, milieux violents, sentiment d'impunité). L'irritation est aussi facilitée par les «stresseurs» et par les stimulants (ex.: caféine, cocaïne, amphétamines). Elle est réduite par les médicaments qui diminuent la dopamine et l'adrénaline disponibles dans le cerveau.

La colère peut rendre aveugle. Elle modifie notre état de conscience et peut nous rendre insensibles à plusieurs de nos freins sociaux et moraux habituels. On en dit trop, on va trop loin et on peut le regretter après. Dans leurs crises d'irritation, certains blâment les autres de façon exagérée parfois avec une méfiance paranoïaque et souvent ils ne se rendent pas bien compte de leur exagération.

La colère peut prendre le contrôle du cerveau. Certains enfants (ex.: syndrome de Gilles de la Tourette) font des crises de rage qui sont hors de proportion par rapport aux déclencheurs et qui peuvent difficilement être interrompues.

La colère peut aussi produire une amnésie de l'incident. Les gens qui tuent leurs proches sont souvent dans un état dissocié de la réalité et de leur propre jugement et peuvent soit ne rien enregistrer de l'évènement ou en bloquer le souvenir.

Les personnes qui ont des dysfonctionnements dans les circuits de la colère peuvent montrer des réactions violentes. Une personne qui fait des crises d'épilepsie qui touchent ces circuits peut grogner et frapper son entourage durant ses crises. Une tumeur dans ces circuits peut même parfois entrainer une escalade d'agressivité conduisant à une folie meurtrière (ex: le cas de Charles Whitman).

Certaines personnes montrent au contraire une diminution importante de leurs réactions de défense provoquée par une dépression, une maladie neurodégénérative ou une autre condition. Ces personnes sont plus souvent victimes de fraudes ou encore d'abus physiques ou psychologiques.

Prédire la violence ou évaluer la dangerosité d'une personne est très difficile. Parfois, le comportement passé, l'escalade de la colère ou encore le contenu des obsessions ou des délires (ex.: dans la schizophrénie) permet d'anticiper les actes violents, mais le risque de violence généralement d'un grand nombre de facteurs.

À l'aide de techniques de neuro-imagerie, on peut parfois trouver des anomalies de certains circuits cérébraux chez les personnes portées vers la violence. Ces facteurs neurologiques peuvent interagir avec les facteurs psychosociaux qui favorisent la violence (ex.: exposition précoce à la violence familiale ou communautaire). Une explication neurologique ne réduit pas nécessairement notre responsabilité morale relativement à l'agression. Elle ne réduit pas toutes les violences à des maladies. Cependant, mieux comprendre son origine rend l'agressivité plus humaine (ce n'est pas une possession par des démons) et permet d'envisager des interventions qui vont au-delà de la répression, dont une meilleure gestion des irritants et des personnes irritables ainsi qu'une meilleure prévention de la violence."

François Richter

Neuropsychologue et chercheur

Post sur le Huffington Post Québec

TV LOBOTOMIE - La vérité scientifique sur les effets de la télévision

Voici un lien (certe engagé) qui introduit à la lecture du livre "TV LOBOTOMIE - La vérité scientifique sur les effets de la télévision" . Cet article permet de mieux cerner les enjeux de l'exposition à la télévision, au travers des étapes de développement de l'être, au niveaux émotionnels et cognitifs sur base de publications scientifiques.

 

http://www.mieux-vivre-autrement.com/un-neurologue-de-linserm-la-television-impacte-gravement-les-enfants.html

Cinq idées reçues sur le TDA/H

"Le TDA/H est une pathologie touchant 3 à 12 % des enfants et 1 à 6 % des adultes. Si l'affection commence à être acceptée dans notre société, les idées reçues restent multiples. Grace Friedman, jeune étudiante atteinte de la maladie, publie une liste de cinq stéréotypes infondés sur le Huffington Post.

Le TDA/H, ça n'existe pas

Une idée largement répandue prétend que le TDA/H n'est pas réel. En effet, certains considèrent qu'il ne s'agit pas d'une véritable maladie et que l'inattention ou la nervosité sont des choses communes.

Pourtant, le syndrome existe bel et bien. Certes, le caractère "invisible" de la chose rend le diagnostic difficile à établir. Ce qui apparaît comme de la nervosité, de la paresse ou de l'ennui peut en fait se révéler être un symptôme de TDA/H.

L'origine de la pathologie est principalement biologique et génétique. Le cerveau des personnes concernées est structuré de manière significativement différente et amène à fonctionner autrement. Mais son développement peut aussi être influencé par des facteurs environnementaux tels que la prématurité, l'alimentation ou les toxines auxquelles l'enfant a pu être exposé (tabac, alcool, drogues).

Le TDA/H disparaît à l'âge adulte

Le TDA/H étant une affection d'ordre neurobiologique, elle ne peut pas à proprement parler disparaître. Néanmoins, les symptômes peuvent évoluer et la personne peut s'adapter au syndrome en développant des techniques qui lui sont propres. Ces tactiques permettront d'estomper les difficultés encourues dans la vie quotidienne, mais n'élimineront pas la maladie.

Les médicaments guérissent le TDA/H

La médication peut s'avérer utile pour pallier la maladie, mais ne la guérira jamais. Ainsi, les traitements souvent administrés tels que la Rilatine aident à l'organisation et à la concentration, mais ne constituent pas un remède.

En revanche, d'autres approches sont conseillées par l'ASBL TDA/H Belgique. Tout d'abord, adapter le mode d'éducation et d'enseignement à l'enfant est préconisé. Ensuite, une approche logopédique ou neuropsychologique est parfois également nécessaire. Ces traitements varient évidemment d'une personne à l'autre et consistent surtout à développer une stratégie en matière de soins.

Les personnes souffrant de TDA/H sont mauvaises à l'école

Il est vrai que le TDA/H peut affecter la scolarité d'un jeune. En général, le type d'enseignement proposé dans nos régions n'est pas ou peu adapté aux personnes souffrant de TDA/H. Une concentration supérieure étant requise, il se peut que l'élève apprenne plus lentement et prenne donc un retard sur les autres. Gérer son temps est alors un élément clé pour surpasser ces difficultés.

De plus, l'intérêt pour la matière influe énormément sur la qualité de l'apprentissage. Cela explique pourquoi de nombreuses personnes atteintes de troubles de l'attention excellent fréquemment dans un domaine particulier.

Une discipline renforcée peut prévenir le TDA/H

Un manque de discipline n'influence pas le développement d'un TDA/H. Si certains parents pensent aider leur enfant en insistant sur la discipline, ils se méprennent. La discipline n'est pas liée au syndrome et n'aidera pas à le soigner, au contraire. En effet, un enfant atteint d'un TDA/H souffre généralement d'hypersensibilité et d'impulsivité. Il pourrait donc mal réagir face à une demande trop exigeante à laquelle il ne parvient pas à répondre. La frustration s'installe et la situation familiale peut dès lors devenir tendue. Le tout est de comprendre l'étendue de la maladie et d'adapter la méthode d'éducation.

Il est essentiel de ne pas sous-estimer les conséquences de la pathologie. La consultation d'un médecin reste malgré tout indispensable pour dresser un diagnostic et adapter au mieux l'aide requise par le patient.

Pauline Urger (stg.) pour "Le Vif"

Comment aider son enfant à mieux dormir?

Un article tiré de "Côté famille" l'équivalent de la "Ligue des famille" en Belgique. Cette interview présente le livre de Brigitte Langevin "Comment aider son enfant à mieux dormir?"

 

"Côté Mômes. Nous abordons le sujet du sommeil de l'enfant et particulièrement la tranche des 8 -12 ans. En tant que spécialiste, pensez-vous que le manque de sommeil est évident pour cette tranche d'âge et selon vous, quelles en sont les raisons ?

Brigitte Langevin. « Le manque de sommeil est effectivement évident chez les 8-12 ans.  Les professeurs le constatent régulièrement à l'école, la fréquence de leurs bâillements est très importante en début de matinée alors que le jeune devrait être bien reposé après une nuit de sommeil. La raison principale à cet âge est la peur des monstres et du noir. Ils mettent plus de temps à s'endormir et réclament la présence de leur parent. L'excès de télévision, notamment au moment du coucher, peut être une cause directe à cette peur. Le manque de discipline de la part de certains parents n'est pas à négliger non plus. Certaines limitent sont inamovibles et l'heure du coucher ne devrait pas se négocier. Sachez que tant que le cerveau est stimulé (lecture, télé, jeu, devoirs...), le processus d'endormissement menant au sommeil ne s'enclenche pas et les heures de sommeil en sont diminuées d'autant ».

Respecter leur vie d'enfant

C.M. Ne pensez-vous pas qu'il y ait un grand décalage entre le développement normal d'un enfant de 8 à 12 ans et le rythme de vie qui lui est imposé ? Ecole, devoirs, activités extrascolaires, vie sociale... Le système n'exigerait pas trop de nos enfants ? Leur sommeil ne serait-il pas le premier perturbé ?

B.L. « Vous avez tout à fait raison. Les enfants n'ont plus de « vie d'enfant » de nos jours.  Il n'est pas rare de les voir cernés en permanence. Oui, le système est peut-être à blâmer, mais les parents sont aussi responsables. L'activité principale du jeune de 8 à 12 ans en dehors de la classe et des devoirs devrait être de s'amuser et ce au grand air autant que possible ».

C.M. Le sommeil est reconnu comme indispensable au bon développement de l'enfant, autant sur le plan physique (croissance) que sur le plan mental (acquisition, concentration, mémorisation...). Un enfant qui manquerait de sommeil pourrait être un enfant plus petit que la moyenne ou du moins, plus petit qu'il n'aurait dû être ? Son niveau scolaire pourrait-il être affecté ?

B.L. « Tout d'abord, rappelons qu'en plus de son incidence sur le plan physiologique et intellectuel, le sommeil en a aussi un sur le plan émotionnel. Il permet à l'enfant non seulement de grandir et de mémoriser, mais aussi de récupérer, de garder le sourire et finalement de préserver sa santé. Concernant l'aspect physiologique, en effet, nous savons maintenant que les hormones de croissance sont sécrétées durant le sommeil. Un manque de sommeil majeur et à long terme chez le jeune peut affecter sa taille. J'aimerais ajouter aussi qu'une étude publiée dans le numéro d'avril dernier du mensuel Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine, révèle que le sommeil est une arme contre l'obésité chez les jeunes. Les enfants de cette tranche d'âge qui dorment moins de 10 heures par jour ont plus de risque d'être en surpoids. 

Concernant le rendement à l'école, il est maintenant prouvé que le retard scolaire est beaucoup plus important chez les enfants dormant moins de huit heures. Pendant le sommeil et surtout durant la phase paradoxale (période plus importante en durée dans la deuxième moitié de la nuit), est rangée dans la mémoire ce qui a été appris pendant la journée ».

Respecter leur besoin de sommeil

C.M. On le sait, il y a deux catégories d'individus, ceux dits « du soir » et ceux dits « du matin ». 10 heures de sommeil répartis de minuit à 10 heures du matin sont-elles aussi bénéfiques que 10 heures de sommeil de 21 heures à 7 heures du matin ?

B.L. « Il y a encore beaucoup d'éducation à faire à ce sujet.  La science du sommeil étant encore très jeune (elle n'existe que depuis les années 50, avec l'apparition des électro-encéphalogrammes), il y a beaucoup de mythes qui courent à ce sujet.  Entre autres, beaucoup de personnes croient encore que les heures avant minuit sont plus récupératrices que celles après minuit.  Ce qui est faux. L'important est de respecter ses besoins en sommeil.  Chez les enfants, 10 heures de sommeil (ce qui est le minimum à cet âge), de minuit à 10 heures ou de 21 heures à 7 heures régulièrement et j'insiste sur le régulièrement, c'est parfait. Cependant, nous savons que le jeune enfant doit se lever bien avant 10 heures le matin pour aller à l'école. La réponse va donc de soi. Durant la nuit, toutes les phases du sommeil sont importantes : grosso modo, la première moitié s'occupe plus particulièrement de la régénération physique (réparation et construction de nouvelles cellules), tandis que la deuxième partie se concentre sur la régénération psychologique (mémorisation et équilibre des émotions) ».

C.M. Quel est le schéma idéal pour l'enfant. A quelle heure devrait-il se coucher ? Combien d'heures doit-il impérativement dormir ? Doit-on leur proposer de faire une sieste dès que l'occasion se présente ?

B.L. « Il n'existe pas de schéma idéal pour tous les enfants. La culture ayant un impact majeur.  En règle générale, c'est l'heure du lever qui devrait toujours déterminer l'heure du coucher. Plus l'enfant doit se lever tôt, plus il devra se coucher tôt. Le seul moment pour proposer une sieste à un enfant, âgé de 8 à 12 ans, en dette de sommeil, est après le repas du midi, environ une trentaine de minutes maximum, sinon elle pourrait nuire à son sommeil de nuit par un endormissement plus tardif »."

Pour Côté Famille

La respiration, l\'anti-stress naturel

Voici une interview réalisée dans "Questions clés" sur La Première. Elle présente un audiolib adulte pour développer sa respiration.

La respiration peut être est un point important dans un travail thérapeutique.

 

Elle permet:

- de changer lespensées négatives en se concentrant sur un vécu corporel,

- de reprendre un contrôle sur les pensées en modifiant l'équilibre physiologique de notre corps (p.ex. équilibre acide-base lié à l'hyperventilation),

- de mieux comprendre le lien entre les affects (ressentis corporels/physiologiques) et les émotions (vécus psychiques en association aux affects).

Autre lecture conseillée:

- "La respiration anti-stress"du Dr Florence Villien 

Comment gérer sa consommation d\'alcool?

Sur tous les continents et dans une grande majorité de pays, la consommation légale de boissons alcoolisées constitue un élément ancré dans la culture du pays. Vendues sous différentes formes et avec des images marketings ciblées sur les différentes tranches d'âge, les boissons alcoolisées donnent une image généralement légitime et légale. Cependant, sous la popularité des boissons alcoolisées, se cache l'addiction la plus sous-estimée.

Le pourcentage d’alcoolisme fluctue en fonction des études par les caractéristiques des milieux socio-économiques et culturels, également par les critères de mesure et aussi par les définitions de l'alcoolisme. Le pourcentage varie entre un et dix pourcents dans le monde occidental (Rousseaux, Faoro-Kreit et Hers, 2000).

 

Au niveau cérébral, les conséquences de l’alcoolisme chronique se caractérisent par une atteinte au niveau cortical et au niveau sous-cortical. Les altérations anatomiques ne restent pas sans conséquences sur les capacités cognitives chez les personnes alcoolodépendantes. Les capacités attentionnelles, mnésiques, langagières, moteurs, ainsi que différentes composantes des fonctions exécutives apparaissent affectées par ces altérations.

Ces différents troubles peuvent constituer les prémisses d’une désocialisation progressive, suite à un manque d’adaptation à de nouvelles situations. Selon les études, ces déficits peuvent être considérés comme partiellement, voir largement réversibles.

Voici un site internet Suisse qui permet de faire le point sur votre consommation d'alcool. 

De plus, il vous propose un agenda de consommation. Dans ce dernier, vous pouvez vous fixer des objectifs et tenter de contrôler lisiblement votre consommation. 

 

C.Callot

 

Aperçu des nouvelles recherches sur la neuroplasticité

Pendant des siècles, on a considéré le cerveau humain comme un organe figé. Or, les recherches récentes ont mis en évidence ses incroyables capacités de réorganisation structurale et fonctionnelle. Après s’être penché sur la plasticité neuronale et ses effets possibles sur des handicaps physiques dans un premier film diffusé par ARTE en 2009, le psychiatre Norman Doidge explore ici les implications de ces capacités d'adaptabilité dans le traitement des troubles mentaux. Du Canada à l’Espagne, il part à la rencontre de chercheurs qui, s’appuyant sur "les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau" – titre du best-seller du docteur Doidge, paru chez Belfond en 2008 –, pourraient révolutionner le quotidien des patients atteints de troubles obsessionnels compulsifs, de stress post-traumatique, d'aphasie ou de schizophrénie, et leur offrir un espoir de guérison.

Un intelligent documentaire sur le TDA/H

"2 à 5% pour cent des enfants souffrent de trouble du déficit de l’attention (TDA), avec ou sans hyperactivité. Toutefois, les origines de cette pathologie sont floues, de même que les interactions entre ses deux principaux facteurs : les prédispositions génétiques et l’environnement dans lequel grandissent les enfants."

TDA/H => Opositif sur \"La Première\"

 Mieux comprendre les Troubles Déficitaire de l'Attention. L'asbl TDA/H édite : « Dis, explique-moi comment faire pour apprendre ! : Philo & Sophie découvrent le chapeau de la pensée" une nouvelle brochure qui visite les mécanismes attentionnels sous l'éclairage de la Gestion Mentale et qui a pour but d'offrir une aide concrète aux jeunes atteints de Trouble Déficitaire de l'Attention avec ou sans Hyperactivité - TDA/H - ainsi qu'aux adultes qui les accompagnent. En studio : le Dr. Xavier Schlögel, neuropédiatre aux Cliniques Universitaires Saint-Luc à Bruxelles et Pascale De Coster, fondatrice de l'asbl TDA/H Belgique. Le magazine de la Première qui aborde les thèmes de la santé, science, recherche, médecine, université, bien-être, psychologie, maladie, O+ présenté par Véronique Thyberghien

Enfants difficiles => OPositif sur la radio \\

Une émission radio déjà mentionnée dans le passé. Elle apporte toujours une réponse intéressante grâce à la richesse de ses invités.

Tous les jours à 11h sur La Première.

Voici le lien pour l'audio (cliquez sur l'image).

 

Cycle de conférence grand publique à l\'UCL

Le but des conférences (souvent de grande qualité) consiste en un partage et une vulgarisation des travaux de recherche pour faire connaître ce que ceux-ci peuvent apporter à notre société. 

Les prochaine conférence: "Penser autrement le vieillissement et la maladie d'Alzheimer" par le Professeur Van der Linden.

Vous pouvez également vous abonner aux annonces IPSY en suivant le lien.

 

 

Voici un article rédigé par Dominique Rulkin et publié sur le site "le psychologue". Ce site répertorie les psychologues reconnus par la Commission des Psychologues Belges en fonction des régions. Il présente également un forum et des articles sur différentes thématiques.

"Accompagnement et traitement du burn-out

Que faire si vous pensez présenter des indices de burn-out ?

Nous l’avons vu dans l'article consacré aux signaux d'alerte, le burn-out étant un processus qui évolue, une intervention précoce est très importante.

C’est par un diagnostic précoce et un traitement des premiers troubles que l’on empêchera de voir s’installer le burn-out complet avec perte d’estime de soi, état dépressif, dégradation de l’état de santé physique et psychique..." La suite sur lepsychologue.be

 

Entraînement cérébral : 15 exercices pour son cerveau

"Au travail, le cerveau est sans cesse sollicité : pour gérer une multitude d'informations en simultané, prendre des décisions rapides ou encore pour ne pas oublier des rendez-vous importants. Autant d'activités qui s'en trouveront améliorées avec un cerveau bien préparé. Comme n'importe quel muscle du corps humain, le cerveau s'entretient et peut, à l'aide d'exercices adéquats, se développer et ainsigagner en performance. Voici 15 exercices courts, à réaliser tous les jours ou quand l'occasion se présente, pour vous permettre de devenir plus efficace au travail."Journal du net.06/05/13

Enfance - Les troubles dys...Dyslexie et dyspraxie

Un reportage \"C\'est pas sorcier\" bien ficelé pour introduire à la compréhension et la prise en charge de ces troubles.

Ado-Le ligueur: Bitures express : les cerveaux trinquent

Pour la réalisation de mon travail de fin d\\\'étude, j\\\'ai pu rencontrer Pierre Maurage qui est devenu mon promoteur de mémoire. Par la suite, nous sommes également devenus coauteurs de deux publications. Je partage donc avec engouement un article qui se réfère en partie à ses recherches sur le Binge Drinking. https://www.laligue.be/leligueur/articles/bitures-express-les-cerveaux-trinquent

Enfant - Calme et attentif comme une grenouille

Ce livre est à destination des 4-12 ans. \\\"Il propose une méthode de méditation, la pleine conscience, prévue à l’origine pour les adultes. Avec des histoires de spaghettis ou de petites araignées, elle leur apprend ainsi depuis trois ans à accueillir avec bienveillance pensées, sensations, respiration… Avec l’objectif d’apprendre tranquillement à les découvrir, les accepter et les maîtriser. Délirant? De plus en plus de parents aux prises avec des enfants à la limite de l’hyperactivité, qui ne sont pas capables de rester le nez dans un livre plus de deux minutes ou qui mettent des heures à trouver le sommeil, « parce que leur corps est fatigué mais pas leur tête », sont prêts à essayer (...) Préfacé par le célèbre psychiatre français Christophe André, il est assorti d’un CD pour que les enfants puissent, tout seuls ou avec leurs parents, effectuer des exercices. Une voix douce les guide, comme dans un conte : celle de Sara Giraudeau, dont le père, le comédien Bernard Giraudeau, a découvert et pratiqué avec passion la méditation dans les dernières années de sa vie.\\\" Source du texte: http://www.techniquesdemeditation.com/

Anxiété, stress, insomnie,… se soigner sans médicaments ou presque !

Voici l\'émission Opositif de la radio \"La Première\" sur:

\"Les médicaments, on peut s\'en passer ! Alors pourquoi en abuser dans les situations moins graves comme l’anxiété, stress et insomnie notamment, quand les effets secondaires sont aussi néfastes ? On l\'ignore souvent, mais nous disposons tous d\'une incroyable industrie pharmaceutique dans notre cerveau : notre machinerie neuronale est capable de tout fabriquer ! Antibiotiques, tranquillisants, anticancéreux, cicatrisants... Mais à force de constater que le travail est fait à sa place, notre corps s\'habitue et perd ses défenses naturelles. C’est ce qu’affirme le docteur Patrick Lemoine dans \" Soigner sa tête sans médicaments… ou presque. Anxiété, stress, insomnie : ce qui marche vraiment \" (Ed. Robert Laffont), où il présente les méthodes scientifiquement validées qui favorisent les défenses de l\'organisme.Patrick Lemoine est psychiatre, Dr. en neurosciences et directeur d\'enseignement clinique à l\'université Claude Bernard de Lyon. Spécialiste du sommeil, il a publié de nombreux ouvrages consacrés au sommeil et à ses troubles, à l\'anxiété et au sevrage des médicaments. Il répond à vos questions en direct ce matin.\"

Ado - Mieux comprendre la consommation de cannabis et ses dangers

\"Avec 1,2 million de personnes qui déclarent en consommer au moins 10 fois par mois, le cannabis est la drogue illégale la plus répandue en France. Fred et Jamy tentent de répondre aux nombreuses interrogations que soulève cette drogue dite « douce ». Ils nous offrent là un tour d\'horizon aussi complet... qu\'inhabituel !\" C\'est pas sorcier.

Illusions optique pour les enfants

Voici un lien vers des illusions d'optique pour partager quelques moments avec les enfants sur espace-sciences.org/ coté "juniors"

Ce site internet est tenu par l'Espace des sciences de Rennes en Bretagne. Ce centre de culture scientifique, technique et industrielle, a pour but de rendre accessible les connaissances scientifiques au grand public

 

Le travail psychologique médiatisé par la musique: la mupsycothérapie?

La musicothérapie se divise en deux grandes catégories : la musicothérapie réceptive et la musicothérapie active. La première consiste à écouter de la musique pour en retirer un bénéfice, elle agit comme une méthode de relaxation. Elle peut être alors utilisée pour calmer la douleur, le stress, la colère ou l’anxiété. La musicothérapie active utilise, quant à elle, l’activité/la production musicale comme outil thérapeutique.

« Il est impossible de ne pas communiquer » Paul Watzlawick.

 Dans une partition, le silence prend tout son sens au travers du morceau qui se joue. De même pour notre comportement, le silence verbale ou le retrait physique prend tout son sens dans la relation à l’autre. La musique sert de communication non-verbale, elle travaille la gestuelle et la posture. Elle permet l’expression de son ressenti et l’ouverture de nouveaux canaux de communication. On peut illustrer ces liens en se concentrant sur l’œuvre d’un compositeur. Chopin, par exemple, avait une personnalité nevrotique avec une condition physique très affectée par la tuberculose. Il a également souffert de mélancolie et d’hypersensibilité. Au travers des différentes périodes de sa vie, il a pu exprimer une partie ses souffrances dans ses œuvres et vice-versa. Ses souffrances et ses relations avec son amante ont eu une influence considérable sur sa créativité. Ecoutez les différents opus !

D’un point de vue neuropsychologique, l’activité musicale mobilise et coordonne les aires du cerveau. La musique peut ainsi activer les aires connexes aux parties liées par un trouble cognitif et permet d’envisager une rééducation ou un supplément rééducatif. Elle modifie également l’activité métabolique par un effet de relaxation. Prenons un exemple pour expliquer simplement certaines applications possibles. La lecture d’une partition avec un instrument permet d’établir des liens entre l’air visuelle et les parties cérébrales motrices. De plus de stimuler et d’augmenter les récepteurs des parties cérébrales liées au toucher, le résultat de la production musicale stimule le cortex auditif avec, par exemple, la différenciation de hauteur/fréquence des notes. Par la suite, elle permet de ressentir l’émotion liée à l’œuvre et, en fonction, ressentir du plaisir (stimulation des voies dopaminergiques). L’intensité musicale, le nombre d’instruments, les rythmes et les mélodies vont avoir un impact sur notre vécu émotionnel. Pour s’en rendre compte, il suffit de faire attention à la musique pendant la vision d’un film… Imaginez-vous un film sans musique !

                                                                                                        Christophe Callot

Apports neurocognitifs de l’ouvrage « Aider les enfants à Haut Potentiel en Difficulté » rédigé sous la direction de Sylvie Tordjman

Dans le livre, les enfants à haut potentiel intellectuel (EHP) sont généralement caractérisés comme des enfants qui présentent souvent de l’hyperactivation cérébrale (p. 24), avec des phases de repos moins fréquentes et une activation minimum plus élevée. Brigitte Hermans illustre en partie ce point de vue par une étude qui utilise le test d’attention tonique du Tests d'Evaluation de l'Attention (P. Zimmermann et B. Fimm (TAP)) sur 30 EHP. Les résultats montrent une alerte tonique qui score au-dessus du percentile 90 pour un EHP sur deux. Dans ce sens, 50% des EHPs testés obtiennent des résultats dans les 10% des enfants les plus performants en attention tonique (p.135).

Par ailleurs, toutes les aires cérébrales prennent en charge l’information. Cette mobilisation avantage un point de vue global complet au détriment de l’attention focalisée et d'un traitement séquentiel de l’information (hémisphère gauche). Dans ce sens, la hiérarchie perceptive de l’information se voit diminuée (J.Siaud-Facchin, p.19). Le cerveau droit semble donc mener la danse. Cela engendre une compréhension intuitive et crée une impuissance métacognitive (l’EHP ne sait pas pourquoi, ni comment il sait).

Le fonctionnement intuitif n’est pas la seule responsable des difficultés neurocognitives des EHP, une vulnérabilité de l’amygdale est souvent observée et explique, en partie, une hyperéactivité émotionnelle.

Une difficulté neurocognitive récurrente chez les EHP consiste en un trouble de l’inhibition et/ou de l’attention. Les troubles de l’attention et des fonctions exécutives peuvent pénaliser les résultats lors de la passation d’une échelle intellectuelle. Parmi les quatre indices de la WISC-IV, l’indice de mémoire de travail et l’indice de vitesse de traitement de l’information seront plus faibles que les autres indices.

Toutefois, les résultats chez les EHP tendent vers des réponses impulsives mais correctes contrairement à un TDA/H simple (trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité ). De plus, le TDA/H chez l’EHP serait caractérisé par une plus grande variabilité comportementale en fonction du contexte (p.52, p.132). Le comportement attentionnel ou impulsif de l'EHP change donc plus fortement entre , par exemple, la maison et l'école.

Selon S.Tordjman (p.53-56), plusieurs hypothèses peuvent expliquer ces résultats. L’hypothèse de Moon et al. (2001) postule qu’un environnement plus riche en stimulation serait plus cadrant chez les EHP. B. Hermans montre que 12 EHPs sur 15 obtiennent des scores plus élevés au test d’attention divisée (2 modalités sensorielles) de la TAP, contrairement aux tests d’attention sélective visuelle (1 modalité sensorielle). Une seconde hypothèse postule que le TDA/H sera plus présent si l’EHP sera face à des activités peu intéressantes ou peu stimulantes. Pour finir, les symptômes du TDA/H chez l’EHP pourrait être expliqués par un mécanisme de défense maniaque ou hypomaniaque pour lutter contre un syndrome anxio-dépressif.

 

Par cette relecture neurocognitive du livre, deux constats rééducatifs semblent intéressants à énoncer :                                                                

  • une rééducation métacognitive plus approfondie semble plus appropriée pour initier la rééducation attentionnelle et exécutive chez les EHP. Cela leur permet de mieux comprendre leur fonctionnement pour appliquer les stratégies de rééducation.

  • d’autre part, une diminution des entrées sensorielles ne sera pas toujours conseillée si l’EHP présente des difficultés d’hyperactivité.                                                                                                                                                                                                                                      Christophe Callot

Sylvie Tordjman : "réduire les enfants à une identité de surdoué génère des effets catastrophiques"

Voici une interview de Sylvie Tordjman* qui peut servir de bonne introduction à la thématique des enfants/adolescents à haut potentiel intellectuel. Bonne lecture!

(*) Pro­fes­seur de pédo­psy­chia­trie à l'université de Rennes 1, chef du pôle hospitalo-universitaire de psy­chia­trie de l'enfant et de l'adolescent, res­pon­sable du Centre National d'Aide aux enfants et ado­les­cents à Haut Potentiel (CNAHP)

Interview de Christophe André sur l'estime de soi

 

Une réflexion intéressante sur l'estime de soi en vidéo.

 

 

Un livre à lire que je conseille dans ma pratique pour accompagner la thérapie ou pour approfondir le sujet: 

"l'Estime de soi" de Christophe André et François Lelord.

Edition Ordile Jacob

Publication: l'olfaction pour étudier les troubles psychiatriques orbito-frontaux?

Références: Maurage, Pierre ; Callot, Christophe ; Chang, Betty ; Philippot, Pierre ; Rombaux, Philippe ; de Timary, Philippe. Olfactory impairment is correlated with confabulation in alcoholism : towards a multimodal testing of orbitofrontal cortex.. In: PLoS One, Vol. 6, no. 8, p. e23190 (2011). doi:10.1371/journal.pone.0023190.